L'IRT Jules Verne, partenaire R&D de la filière Énergies
L’IRT Jules Verne accompagne la filière Énergies sur trois grands domaines : le nucléaire, l’éolien et la propulsion vélique des navires. Le partenariat noué avec EDF en constitue aujourd’hui le socle depuis le projet FETCH, lancé en 2021 sur le démantèlement de la centrale de Brennilis, la collaboration s’est structurée jusqu’à l’adhésion d’EDF, devenu membre en 2023 puis administrateur de l’Institut depuis 2024.
Cette présence s’accompagne d’un ancrage dans les grands réseaux de la filière : adhérent du Pôle Nuclear Valley depuis 2022, l’IRT Jules Verne co-préside sa commission robotique.
Ses travaux sur l’éolien en mer s’inscrivent dans l’action de l’Alliance Éolien, aux côtés des autres IRT & ITE b<>com, France Energies Marines et SuperGrid Institute.
La filière Énergies conjugue des enjeux industriels exigeants et multiples :
- sûreté et fiabilité des interventions sur des installations complexes,
- souveraineté, performance environnementale et économie circulaire des équipements,
- compétitivité de filières éolienne ou vélique en pleine structuration,le tout sur des cycles de vie qui se comptent parfois en décennies.
Pour y répondre, l’IRT Jules Verne mobilise ses expertises et se met au service d’opérations aussi variées que la construction de nouvelles centrales nucléaires, le démantèlement nucléaire, la fabrication de pales d’éoliennes recyclables ou de flotteurs éoliens offshore, ou encore la structuration de la filière propulsion vélique.
- Nucléaire : accompagner le renouvellement du parc et les enjeux d’industrialisation
- Eolien : conjuguer performance industrielle et économie circulaire
- Propulsion vélique : poser les référentiels de la filière à l'échelle internationale
Le renouvellement du parc nucléaire : des enjeux majeurs d’industrialisation
La filière nucléaire française doit répondre à un double défi : prolonger la durée de vie du parc existant tout en préparant son renouvellement. La construction de nouveaux réacteurs EPR2 et le développement des SMR ouvrent une nouvelle phase industrielle, avec des enjeux fort de maîtrise des délais et des coûts, de qualité, de sûreté et de fiabilité.
Dans ce contexte, l’IRT Jules Verne mobilise ses compétences en robotique, automatisation, simulation des procédés et contrôle non destructifs pour accompagner les industriels de la filière. Ces expertises peuvent répondre aussi aux enjeux liés à la construction de nouveaux réacteurs qu’à la maintenance du parc existant ou aux opérations de démantèlement.
C'est dans ce dernier domaine qu'est né, en 2021, le projet FETCH avec EDF, DP2D et Graphitech : automatiser l'extraction des 216 tubes de force de la cuve du réacteur en déconstruction de la centrale de Brennilis. Un robot intégrant le meilleur scénario d'extraction pour chaque tube, selon son emplacement, a permis de démontrer la faisabilité industrielle de cette opération complexe.
Ce succès a ouvert la voie à une collaboration élargie avec Graphitech, coentreprise entre Cyclife (groupe EDF) et Veolia, qui prépare le démantèlement des réacteurs nucléaires de technologie graphite (UNGG) au sein du Démonstrateur Industriel d'EDF, près de la centrale de Chinon. L'IRT Jules Verne y a notamment travaillé sur la définition des paramètres d'éclairage pour la détection des tubes, puis sur une redondance à deux caméras garantissant la continuité de la vision en cas de défaillance.
Cette expertise robotique se déploie aujourd'hui plus largement dans la filière : l'IRT Jules Verne collabore également avec Framatome et Orano sur l'automatisation des procédés de soudage, la simulation des procédés et l'automatisation du contrôle non destructif, trois axes au service de la performance industrielle du nucléaire français.
Eolien : conjuguer performance industrielle et économie circulaire, des pales aux flotteurs offshore
L'énergie éolienne contribue à la transition énergétique, mais la gestion des pales en fin de vie reste un enjeu majeur. Si près de 90 % de la masse d'une éolienne peut aujourd'hui être recyclée grâce aux filières existantes, les pales restent beaucoup plus complexes à valoriser en raison des matériaux composites qui les constituent.
Porté par l'accélération de l'éolien offshore ce défi prend une dimension industrielle croissante. La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit désormais 15GW de puissance installée en France à l’horizon 2035, 18 GW en 2037 et 45 GW en service en 2050.
Piloté par l'IRT Jules Verne depuis 2020 avec Arkema, CANOE, Engie, LM Wind Power, Owens Corning et SUEZ, le projet ZEBRA (Zero wastE Blade ReseArch) a conçu la première pale d'éolienne 100 % recyclable au monde. Doté d'un budget de 18,5 M€ sur 42 mois, le consortium a fabriqué et testé deux pales à l'échelle 1, de 62 et 77 mètres, associant la résine thermoplastique Elium® d'Arkema, un adhésif Bostik compatible avec le recyclage et les tissus de verre Ultrablade® d'Owens Corning.
Le procédé de thermolyse développé pour récupérer le monomère Elium® a atteint un rendement supérieur à 75 %, permettant de fabriquer une pale intégrant un élément structurel majeur en résine recyclée. Au global, le recyclage en boucle fermée réduit jusqu'à 30 % les émissions de CO2 équivalent par pale, une performance validée par un panel de quatre experts indépendants selon une analyse du cycle de vie conforme aux normes ISO.
Au-delà des pales, l’IRT Jules Verne travaille également sur les enjeux d’industrialisation des flotteurs pour l’éolien en mer.
Dans le cadre du projet RECIF, mené avec SAIPEM, SERIMAX et Vallourec, l’institut contribue au développement de solutions innovantes d’assemblage soudé et non soudé pour les flotteurs semi-submersibles en acier. L’objectif : réduire les délais d’assemblage et les coûts d’industrialisation, tout en améliorant la qualité et la productivité de leur fabrication.
L'IRT Jules Verne prolonge cet engagement dans l'éolien offshore au sein de l'Alliance Éolien, fondée avec b<>com, France Energies Marines et SuperGrid Institute. L'Institut y met à profit ses compétences en procédés de fabrication et en recyclabilité des composants de grande dimension, notamment sur un projet de digitalisation de l'éolien offshore mené avec France Energies Marines.
Propulsion vélique : poser les référentiels de la filière à l’échelle internationale
Le transport maritime représente plus de 80 % des échanges mondiaux et près de 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La propulsion vélique, l'usage direct de l'énergie du vent pour propulser ou assister la propulsion des navires, s'impose comme une solution de rupture pour décarboner le secteur, sans nécessiter de nouvelles infrastructures énergétiques.
L'IRT Jules Verne pilote depuis 2023, aux côtés de l'association Wind Ship, la structuration de cette filière naissante. Après une première étude de faisabilité réunissant 32 acteurs du transport maritime, l'Institut a lancé fin 2025 le projet VENFFRAIS II, un projet de 15,2 M€ sur 5 ans et rassemblant 23 partenaires de la chaine de valeur française : armateurs, équipementiers, architectes navals, chantiers navals, bureaux d’ingénierie, centres d’essais, partenaires académiques et organismes de classification.
Parmi eux, CMA CGM, les Chantiers de l’Atlantique, PONANT, Louis Dreyfus Armateurs, Neoline, Bureau Veritas Marine & Offhsore ou encore Centrale Nantes.
La coordination scientifique est assurée par Mauric.
Son objectif : doter la filière des méthodes et d'outils de référence pour mesurer, comparer, et certifier la performance des systèmes véliques. Le projet associe pour cela modélisation numérique, essais expérimentaux et mesures en conditions réelles, avec l’ambition de faire émerger une méthodologie de référence et des standards internationaux de mesure de la performance vélique.
L’étude de faisabilité initiale estimait déjà que la filière pourrait générer jusqu'à 4 600 emplois directs en France d'ici 2030, contre 550 aujourd'hui.
Indépendamment de ce programme, l'IRT Jules Verne peut déjà s'appuyer sur un premier succès industriel concret dans la propulsion vélique : sa technologie de drapage automatisé a permis à SMAF, filiale des Chantiers de l'Atlantique, de commercialiser sa première machine de fabrication de mâts composites pour la technologie Solid Sail.
Un écosystème qui réunit nucléaire, éolien et propulsion vélique.
L’IRT Jules Verne s’appuie sur un écosystème de partenaires industriels, académiques et institutionnels couvrant les trois grands domaines de la filière Energies.
Dans le nucléaire, le partenariat avec EDF structure cette présence, aux côtés de collaborations avec Framatome, Orano, Graphitech. Adhérent du Pôle de compétitivité Nuclear Valley depuis 2022, l'IRT Jules Verne co-préside également sa commission thématique robotique, aux côtés de Robotics Valley.
Dans l’éolien en mer, l’IRT agit au sein de l’Alliance Eolien, aux côtés de b<>com, France Energies Marine et SuperGrid Institute. Dans la propulsion vélique, il travaille notamment avec l’association Wind Ship.
Cet écosystème associe également des partenaires académiques, parmi lesquels Nantes Universités et le CNRS, ainsi que le pôle de compétitivité industrielle EMC2.
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Grands groupes industriels
EDF · FRAMATOME · ORANO
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PME
GRAPHITECH
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Pôles de compétitivités
NUCLEAR VALLEY · ROBOTICS VALLEY · POLE EMC2
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IRT & ITE
B<>COM · FRANCE ENERGIES MARINE · SUPERGRID INSTITUTE
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Associations
WIND SHIP
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Équipes académiques
NANTES UNIVERSITÉ · CNRS
Membre industriel clé de la filière énergies.
EDF
EDF s’engage pour co-construire sur plusieurs années la feuille de route technologique et programmatique de l’IRT Jules Verne, en lien avec les enjeux prioritaires de la filière. En devenant membre de l’IRT Jules Verne, vous activez concrètement des leviers stratégiques générateurs de valeur pour vous.