ICOME – ICOME2 : une nouvelle étape pour l’inspection des composites épais
Comment fiabiliser et industrialiser le contrôle de structures composites hétérogènes et de forte épaisseur ? C’est la question à laquelle tente de répondre l’étude de faisabilité ICOME. Menée pendant 18 mois par l’IRT Jules Verne et Naval Group, avec un budget de 367 k€, elle vise les applications navales.
- Après une première étude de faisabilité de 18 mois menée avec Naval Group, le projet ICOME2 réunit l’IRT Jules Verne, Naval Group, Chantiers de l’Atlantique et SolidSail Mast Factory (SMAF) pour développer des solutions de contrôle non destructif (CND) automatisé de structures composites épaisses et de grandes dimensions.
- Doté d’un budget de 1,152 M€ sur deux ans, le projet vise à automatiser l’acquisition et l’analyse des données de contrôle, afin de fiabiliser l’inspection, d'assurer la traçabilité des défauts et de réduire les temps de contrôle.
Des structures composites de plus en plus complexes à contrôler
Comment fiabiliser et industrialiser le contrôle de structures composites hétérogènes et de forte épaisseur ? C’est la question à laquelle tente de répondre l’étude de faisabilité ICOME.
Un enjeu d’autant plus important que l’utilisation des composites fibres de carbone et fibres de verre se développe pour les pièces de structure, aussi bien dans le naval de défense que dans le domaine de la propulsion vélique. Cette montée en puissance nécessite des solutions de contrôle adaptées à des structures épaisses, complexes et de grandes dimensions, sans faire de l’inspection un frein au processus de fabrication.
De l’évaluation des technologies CND à l'automatisation du contrôle
Les travaux ont permis de comparer trois technologies de contrôle non destructif, ultrasons conventionnels, ultrasons par couplage air et radiographie par rayons X, sur des échantillons représentatifs. Ils ont également abouti à la conception d’effecteurs CND manuels ainsi qu’à l’identification d’un scénario d’automatisation et des verrous associés.
Cette première étape a permis de hiérarchiser les méthodes disponibles, d’en quantifier les limites et d’orienter la suite des développements vers une solution ultrasonore multiéléments robotisée.
C’est dans ce contexte que les travaux se poursuivent avec ICOME2, qui réunit un consortium élargi composé de l’IRT Jules Verne, Naval Group, Chantiers de l’Atlantique et SolidSail Mast Factory (SMAF). Doté d’un budget de 1,152 M€ sur deux ans, le projet vise à déployer des solutions de contrôle automatisé pour l’inspection CND de structures composites épaisses et de grandes dimensions.
L’ambition est double : automatiser ou semi-automatiser l’acquisition des données de contrôle, en tenant compte notamment des variations de géométrie et d’état de surface des pièces, mais aussi automatiser leur analyse. Le développement d’un outil dédié doit permettre d’assurer la traçabilité des défauts grâce à des cartographies de contrôle, de sécuriser l’analyse des données CND et de concentrer l’expertise des contrôleurs sur les zones de doute.
Fiabiliser l'inspection et réduire les temps de contrôle
À la clé : réduire les temps de contrôle et éviter que cette étape ne devienne un goulot d’étranglement dans le process de fabrication.